Spectacle en Avignon : "Poussières de paix"

Israël-Palestine, 1001 jours, 1001 nuits
de déchi­ru­res et d’impas­ses.

Alors que te raconter ?

La pierre, le char, les oli­viers qu’on abat ?
Bien sûr je t’en par­le­rai.

Mais je te raconte­rai aussi des his­toi­res
des visa­ges et l’espoir :

Mille et un che­mins qui pour­raient mener à la paix
un jour…

Poussières de paix prend sa source dans le livre de Frédéric Laffont Israël-Palestine, 1001 jours, 1001 nuits (Arléa, 2002).
Ces textes se fon­dent sur ce que le repor­ter a vu, perçu, entendu et qu’il nous donne à saisir, dans un esprit d’empa­thie et de dia­lo­gue avec ces deux peu­ples qui résis­tent tant à se ren­contrer.
Grand repor­ter et cinéaste, Frédéric Laffont a lon­gue­ment séjourné au Proche et au Moyen Orient. Les récits/témoi­gna­ges de son livre ont aussi servi de base à un docu­men­taire, Mille et un jours, qu’il a réa­lisé en 2003 et qui est sorti sur les écrans en 2004.

Nous fai­sons enten­dre ici la dou­leur de la terre et des mères meur­tries, les voix humi­liées ou étouffées par la peur, de toutes parts, mais aussi les voix de concorde et de paix des deux côtés au-delà des bles­su­res vécues, au-delà du réel avec ses illu­sions et ses impas­ses, au-delà de la tra­gi­que loi du talion : "l’envie de vivre ici comme par­tout ailleurs".

Le spec­ta­cle a été pré­senté à Paris au Théâtre du Gouvernail (5 pas­sage de Thionville, 19ème) du 12 mars au 10 avril.

Il s’est pro­duit au Festival Off d’Avignon du 6 au 30 juillet au Théâtre des Barriques.
www.thea­tre­des­bar­ri­ques.com

Le spec­ta­cle a reçu la récom­pense "COUP DE CHAPEAU" de l’asso­cia­tion "Tournesol Avignon 2016" attri­buée aux Compagnies qui ont été "remar­quées tant pour leur spec­ta­cle que pour leur démar­che d’accom­pa­gne­ment dudit spec­ta­cle".

Il a été remar­qué aussi par les jour­na­lis­tes de Festi TV, la chaîne du Festival, qui a pro­duit une cri­ti­que du spec­ta­cle et une ren­contre-débat "Israël et la Palestine se met­tent en scène" avec notre équipe et celle du spec­ta­cle "We love Arabs" (pré­senté à la Manufacture).
A consul­ter sur le site www.festi.tv

"Merci au Théâtre de la Fugue de faire vivre avec brio quel­ques-uns de mes textes. La scène théâ­trale est un for­mi­da­ble espace pour ras­sem­bler les paro­les et les aspi­ra­tions à une vie « nor­male » de ceux qu’un mur, des larmes et des peurs divi­sent encore. Après la nuit vien­dra le jour. Merci au Théâtre de la Fugue de faire vivre ce mes­sage de paix."
Frédéric Laffont

"Avec sobriété et mini­ma­lisme, le met­teur en scène dresse un décor quasi nu (...) pour qu’il ne reste que le propos, sa force et l’espoir qu’il porte. Des jeux de lumiè­res subli­mes, des cos­tu­mes colo­rés (...) [pour] une suite d’his­toi­res de 1948 à nos jours. (...) Certains de ces récits sont poé­ti­ques, drôles, d’autres à pleu­rer, tous indé­nia­ble­ment émouvants et tou­jours joués avec bien­veillance, sans cari­ca­ture. Un appel à la tolé­rance, à la com­pré­hen­sion, afin que chacun puisse, à hau­teur de ses moyens, col­lec­ter ces pous­siè­res de paix."
Tommy Birambeau, Festi.TV-Avignon.

"Voilà un spec­ta­cle qu’il faut aller voir, parce qu’il est bon certes, mais aussi parce qu’il fait du bien. Le met­teur en scène et ses acteurs réus­sis­sent le tour de force de nous insuf­fler une rela­tive séré­nité à partir de la repré­sen­ta­tion d’un conflit cruel et qui per­dure. (...) Ce sont des situa­tions concrè­tes qui sont rela­tées, des scènes de vie vécues par des gens dont on se sent pro­ches, qu’ils soient Israéliens ou Palestiniens. Poussières de paix est un spec­ta­cle qui ne (dé)montre pas que la paix est en pous­siè­res mais plutôt qu’à partir des mul­ti­ples pous­siè­res que sont les com­por­te­ments et res­sen­tis indi­vi­duels de part et d’autre, le puzzle de la Paix peut se recom­po­ser. De nous avoir fait éprouver ce pos­si­ble, nous en savons gré à chacun de ceux qui se sont lancés dans cette aven­ture."
Alain Rozenkier, Président de La Paix Maintenant (Shalom Arshav France)

Dramaturgie et mise en scène :
Philippe Osmalin

Avec Sabine Caillaud, Sylvie Harland, Alexia Massadau,
Philippe Osmalin, François Prioli

Collaboration artis­ti­que :
Véronique Olivier
Composition piano : Maeva Le Hir
Création des cos­tu­mes :
Dominique Torres
Lumières : Antonio de Carvalho

Portfolio

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L’Orestie d’Eschyle

 © Emmanuelle Bodu

Dans une ver­sion res­ser­rée et une tra­duc­tion iné­dite de Philippe Osmalin.
Le spec­ta­cle s’est pro­duit au prin­temps 2014 à Paris et à Reims.
Il a reçu une Nomination au prix d’inter­pré­ta­tion mas­cu­line au Festival de Reims.

Pourquoi cette pièce ?

Chaque pièce de cette tri­lo­gie d’Eschyle est d’une richesse infi­nie et mobi­lise des thèmes d’une actua­lité évidente : l’hor­reur de la guerre, le retour au pays, le désir de ven­geance, la perte des êtres chers… Mais c’est bien le sens qui se dégage de cette tri­lo­gie prise comme un tout que nous avons sou­haité trans­met­tre. La ver­sion conden­sée et le tra­vail de tra­duc­tion nous livrent ici une Orestie qui permet cette lec­ture glo­bale de la tri­lo­gie sans pour­tant négli­ger la par­ti­cu­la­rité de l’action de chaque pièce.

 © Emmanuelle Bodu C’est l’his­toire, une his­toire, de la cons­truc­tion d’une jus­tice humaine qui rem­place la loi du talion, une jus­tice néces­sai­re­ment impar­faite mais réso­lu­ment empreinte de la volonté d’inven­ter des maniè­res de mieux vivre ensem­ble, de ne pas céder au désir de ven­geance face à la vio­lence, aussi bru­tale soit-elle. Si l’avè­ne­ment de cette jus­tice est expli­cite dans la der­nière pièce, elle ne prend son sens qu’à tra­vers les drames indi­vi­duels (meur­tres et ven­gean­ces) et col­lec­tifs (la guerre) des pre­miè­res pièces.
Ainsi, les réflexions poli­ti­ques et mora­les sur la jus­tice vien­nent s’ancrer dans des des­tins par­ti­cu­liers, trou­vent corps dans les souf­fran­ces d’Agamemnon, de Clytemnestre ou d’Oreste. Et ces des­ti­nées si sin­gu­liè­res, par l’écho qu’elles trou­vent en nous, ren­dent per­ti­nen­tes ces réflexions géné­ra­les, par­fois abs­trai­tes, sur la cons­truc­tion d’une jus­tice, une inven­tion du rap­port des Hommes entre eux qui n’en finit pas de tendre vers un idéal.
C’est sans doute là ce qui nous rend le texte d’Eschyle si proche de nous.

Portfolio

© Emmanuelle Bodu Graphisme : sara. © Emmanuelle Bodu © Emmanuelle Bodu © Emmanuelle Bodu © Emmanuelle Bodu

Réception de Serge Valletti

Cette pièce a été créée dans une pre­mière ver­sion de bar au P’tit Vélo" (Paris) de novem­bre 2000 à avril 2001. Elle a été jouée au Café lit­té­raire Le Bouquin Affamé de Clichy (The Hungry Book) en octo­bre 2001, puis dans le cadre du Festival "Onze bouge" (Paris 11), ainsi qu’en appar­te­ment.
Elle a été reprise dans une nou­velle ver­sion pour la scène à Arcueil (Le Bahut) en 2003, puis a tourné aux Etats-Unis (Washington et Pensylvanie) dans le cadre du Festival de Théâtre Français Contemporain orga­nisé par l’Ambassade de France (juin 2003).
Elle a été reprise au Festival d’Avignon Off 2003 (Théâtre de la Poulie) où elle a reçu le sou­tien de l’auteur Serge Valletti.

Portfolio

© Françoise Stijepovic © Françoise Stijepovic © Françoise Stijepovic © Françoise Stijepovic © Françoise Stijepovic © Françoise Stijepovic © Françoise Stijepovic © Françoise Stijepovic

Dans la presse

« Voilà un spec­ta­cle qu’il faut aller voir, parce qu’il est bon certes, mais aussi parce qu’il fait du bien. Le met­teur en scène et ses acteurs réus­sis­sent le tour de force de nous insuf­fler une rela­tive séré­nité à partir de la repré­sen­ta­tion d’un conflit cruel et qui per­dure. (...) Ce sont des situa­tions concrè­tes qui sont rela­tées, des scènes de vie vécues par des gens dont on se sent pro­ches, qu’ils soient Israéliens ou Palestiniens. (...) Poussières de paix est un spec­ta­cle qui (dé)montre que le puzzle de la Paix peut se recom­po­ser. De nous avoir fait éprouver ce pos­si­ble , nous en savons gré à chacun de ceux qui se sont lancés dans cette aven­ture. »
Alain Rozenkier, La Paix Maintenant (Shalom Arshav France)

« Avec sobriété et mini­ma­lisme, Philippe Osmalin dresse un décor quasi nu (...) pour qu’il ne reste que le propos, sa force et l’espoir qu’il porte. Des jeux de lumiè­res subli­mes, des cos­tu­mes colo­rés (...) [pour] une suite d’his­toi­res de 1948 à nos jours. (...) Certains de ces récits sont poé­ti­ques, drôles, d’autres à pleu­rer, tous indé­nia­ble­ment émouvants et tou­jours joués avec bien­veillance, sans cari­ca­ture. Un appel à la tolé­rance, à la com­pré­hen­sion, afin que chacun puisse, à hau­teur de ses moyens, col­lec­ter ces pous­siè­res de paix. »
Tommy Birambeau, Festi.TV-Avignon.

« Un grand plai­sir ! Faire du théâ­tre autre­ment… Ici dans un res­tau­rant extrê­me­ment sym­pa­thi­que (…) au milieu des bou­teilles et il suffit de pas grand chose pour qu’on y croie. Philippe Osmalin dirige très jus­te­ment ses deux comé­diens (…), qui à un mètre des spec­ta­teurs ne peu­vent pas tri­cher (…). Une heure d’un petit plai­sir qui vaut bien des grands. »
Jean-Luc Jeener, Le Figaroscope.

« Réception réus­sie ! (…) Deux acteurs démul­ti­plient l’espace pour mettre en bouche une courte pièce de Valletti. (…) Les deux comé­diens cro­quent avec avi­dité cette récep­tion orga­ni­sée par Philippe Osmalin. »
Anne-Marie Fèvre, Libération.

« Philippe Osmalin rend hom­mage au texte de Serge Valletti et trans­crit fidè­le­ment [son] étrange atmo­sphère. (…) Pas de cliché, ni de sym­bole outran­cier chez ce met­teur en scène qui favo­rise la sug­ges­tion, notam­ment grâce aux voix des deux comé­diens. (…) »
Loïck Hello, La Théâtrothèque.com/sortir Avignon.

« (…) Qu’y voit-on ? Une jeune femme un peu demeu­rée, c’est-à-dire dans la grâce des sim­ples, nous conter son dénue­ment, ses peti­tes souf­fran­ces, ses dif­fi­cultés de contact avec les autres, ses rêves, son besoin d’amour, de sexua­lité, de nor­ma­lité. (…) Seule en scène et bien diri­gée par Philippe Osmalin, Sylvie Harland est vrai­ment tou­chante. Elle a une vraie force et sa charge d’émotion est com­mu­ni­ca­tive. On voit que c’est une excel­lente comé­dienne. (…) »
Jean-Luc Jeener, Le Figaroscope.

« (…) Je brouille les pistes, dit Maryse qui nous amène à douter de son égarement. La comé­dienne ne joue pas tout de suite, ni trop, ni au final, la folie, mais plutôt l’étonnement devant le monde. Ce qui a la vertu d’aigui­ser le plai­sir et la res­pon­sa­bi­lité du spec­ta­teur pour qui tout n’est pas sou­li­gné. »
Olivier Fournout, Revue Lunes.

« Admirable per­for­mance d’une actrice qui joue cette folie conte­nue (…). Elle est vio­lente et douce, pas alter­na­ti­ve­ment mais simul­ta­né­ment, en équilibre sur un fil. Elle touche au cœur, et elle reste inac­ces­si­ble, isolée du monde par son bala­deur qui lui répète à l’envi ti amo… On vou­drait le lui dire aussi. »
Alain Pécoult, Agora Pièces Avignon.